Vendredi 25 juillet 2008
par jiji
publié dans : les médias
Voici un extrait du rapport du CSA sur la TNT en outre mer prévu en 2010

Le problème du décalage horaire


Ce décalage horaire représente une contrainte importante pour la diffusion outre-mer d’une
chaîne métropolitaine. Il nécessite, pour les territoires situés à l’ouest de la métropole, un
« recalage » avec une diffusion différée pour préserver les horaires initiaux. A l’est de la
métropole, la diffusion peut soit se faire en direct (cas de l’océan indien), soit être décalée
d’une journée.

 
Les chaines privées nationales et l'outremer ...

Interrogées sur leurs intentions ultramarines, les chaînes privées métropolitaines, tout en
affirmant leur vif intérêt républicain pour une diffusion outre-mer, ont mis en avant
l’importance des dépenses auxquelles elles sont confrontées dans la perspective du passage au tout numérique, avant le 30 novembre 2011, date butoir fixée par la loi sur la télévision du futur.

  Chaines privées nationales pas enthousiastes pour l'outremer

En définitive, et même si certains nouveaux entrants peuvent sembler plus allants, les chaînes privées métropolitaines ne pourraient envisager, dans l’immédiat, d’être présentes dans l’offre télévisuelle disponible outre-mer que dans l’hypothèse, difficilement envisageable, en ces temps de rigueur budgétaire, où l’Etat prendrait à sa charge les coûts de transport et de diffusion de leurs programmes.

 Mpeg-4 meilleure solution pour l'outremer ...

Un déroulement harmonieux du déploiement progressif de la télévision numérique passe par l’adoption de la norme MPEG-4 et par la numérisation des fréquences de la chaîne Tempo.

Le choix de la norme MPEG-4, qui placerait les outre-mers à la pointe du progrès
technologique, représenterait une légitime compensation du décalage chronologique entre le lancement de la TNT en métropole (mars 2005) et son arrivée dans les collectivités
ultramarines.

Par ailleurs, la capacité d’accueil que permet la norme MPEG-4 rendra visible, crédible et significatif le déploiement de la TNT en outre-mer avec l’arrivée d’un premier multiplex constitué de 10 chaînes.
En outre, l’utilisation de la norme MPEG-4 se traduira par une réduction des coûts de diffusion qui seraient divisés par 10 au lieu de 6 en métropole.

Enfin, la norme MPEG-4 représente la seule technologie permettant de diffuser, sur un
multiplex, 3 chaînes en haute définition, qui requiert davantage de bande passante. Cette
norme rendra donc possible un passage rapide à la haute définition qui sera, à l’évidence le standard de la télévision de demain.


NB : Ne pas acheter de téléviseurs DVB-T simples (demander au vendeur) sous peine d'être condamné a acheter un décodeur MPEG-4  ou a (encore) changer de téléviseur ...
Outremer concerné par la loi (vente téléviseurs DVB-T obligatoire)

Pour les téléviseurs qui seront proposés à vente, à partir du 1er décembre 2008, cette question ne se posera pas. En effet, l’article 19 de la loi du 5 mars 2007 dispose, dans son paragraphe ledernier alinéa, que les téléviseurs mis en vente, à compter de cette date, devront intégrer un adaptateur permettant la réception des programmes en haute définition s’ils veulent se voir décerner le label « prêt pour la haute définition ». En revanche, pour les téléviseurs anciens et pour les récepteurs récents mais antérieurs au 1er décembre 2008, et même s’ils sont revêtus de la mention « HD Ready » ou « Full HD », le consommateur devra faire l’acquisition d’un adaptateur24.
Cette situation rend nécessaire deux séries d’actions pour éviter que les désillusions des
téléspectateurs ou un surcoût élevé de l’adaptateur ne détournent nos compatriotes ultramarinsde la télévision numérique.

Il convient, en premier lieu, de prévoir l’organisation d’une campagne d’information pour
sensibiliser les consommateurs à la nécessité de se doter d’un adaptateur, même si leurs
récepteurs sont prêts pour la TNT…métropolitaine, afin d’éviter des déconvenues ou des
déceptions. Dans cette optique, il conviendrait d’envisager la création d’un label spécifique
« Prêt pour la télévision numérique ultramarine », qui serait accordé aux téléviseurs
permettant la réception des services en haute définition.

 Tempo inutile ou presque

L’arrêt de Tempo et la numérisation de ses fréquences ainsi libérées permettront de
commencer à offrir la télévision numérique à nos compatriotes ultramarins le plus
rapidement possible et à un coût quasi constant pour RFO qui deviendrait l’opérateur de ce multiplex pionnier.

En effet, l’arrêt de la chaîne Tempo rendrait immédiatement disponibles des fréquences de la bande UHF dans tous les territoires ultramarins, à l’exception de Mayotte et de Wallis et
Futuna, qui ne disposent pas du second canal de RFO. Il sera nécessaire, pour ces deux
territoires, de rechercher des fréquences à numériser.
L’arrêt de Tempo risque de représenter une perte pour les foyers qui ne se doteront pas d’un adaptateur numérique ; toutefois, cet inconvénient doit être relativisé en raison, d’une part, de la faiblesse relative de l’audience de cette chaîne (environ 4 % en PDA) et, d’autre part, de l’arrivée en direct, avec le premier multiplex numérique, des chaînes publiques « sources » dont les programmes constituent le vivier dans lequel Tempo puise les éléments de sa grille mosaïque.

Pour toutes ces raisons, cette solution simple, efficace et peu ou pas coûteuse, devrait être
privilégiée, sous réserve de la consultation des collectivités ultramarines. La numérisation de Tempo constitue, en effet, la seule voie susceptible de conduire non seulement à l’avènement, dans les meilleurs délais, d’une offre télévisuelle élargie mais également à l’enclenchement d’un processus de déploiement progressif, mais résolu, de la télévision numérique.

 RFO deviendra opérateur de la TNT (multiplex public)

La première vague serait constituée par un multiplex précurseur de 10 chaînes issu de l’arrêt de Tempo et de la numérisation de ses fréquences. Ce multiplex de service public, dont RFO serait l’opérateur, comprendrait la chaîne télé pays du réseau public ultramarin, la principale chaîne locale privée, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, la chaîne parlementaire (LCP/AN et Public Sénat), Arte et France 24.

En conséquence, un accueil de Gulli, dans le premier multiplex ultramarin, à la place par
exemple de France 4, pourrait être envisagé à la double condition d’une prise en charge par France Télévisions de son transport et de sa diffusion et d’une modification législative
destinée à étendre aux chaînes dans lesquelles France Télévisions détient une participation, et pour leur diffusion en outre-mer, le droit de réservation prioritaire dévolu à l’Etat.Cette modification devrait également concerner France 24 dont France Télévisions détient la moitié du capital. Enfin, il conviendrait pour que France Ô soit présente sur le multiplex pionnier d’adapter son cahier des charges.
Le rôle d’opérateur, qui serait ainsi dévolu à RFO, sur les épaules duquel repose le succès de l’opération, découle naturellement de la mission de garant de la continuité audiovisuelle du service public que lui a confié l’article 44 de la loi du 30 septembre 1986.

Le Gouvernement devra, cependant, consulter les collectivités locales sur le processus de
montée en puissance en trois vagues et sur le périmètre de l’offre proposée par le premier
multiplex, adapter les arrêtés du 24 et du 27 décembre 2001, s’il retient la norme de
compression MPEG-4, modifier le cahier des charges de RFO pour mettre un terme à la
diffusion de Tempo, faire procéder à la numérisation des fréquences ainsi libérées par
Tempo, et conférer un fondement légal à la faculté donnée au CSA de retenir, hors appel aux candidatures, dans les cas de pluralité de chaînes locales existantes, la principale chaîne locale pour faire partie du multiplex précurseur, aux côtés des chaînes du service public
.

 Se dépécher ...

En conséquence, si « le top départ » était donné par le Gouvernement dans le courant du mois de septembre 2008, le premier multiplex numérique pourrait commencer à être diffusé outremer avant la fin de l’année 2009, de préférence avant Noël…ou, au plus tard, avant la fin du premier trimestre 2010.
Le lancement des opérations préalables à la constitution du deuxième multiplex pourrait
intervenir, dès la fin de l’année 2008, de manière quasi concomitante avec l’enclenchement
des procédures nécessaires au départ de la première vague.
Cette deuxième vague numérique, ce multiplex n° 2, serait constitué(e) des chaînes locales
existantes, ayant exercé leur droit de reprise, à l’exception de celle qui aurait été choisie pour être présente sur le multiplex n° 1, des nouvelles chaînes locales ayant été retenues au terme d’un appel aux candidatures et, le cas échéant, en fonction des capacités d’hébergement disponibles, d’une ou deux chaînes publiques en haute définition (France2 et/ou Arte). La présence de ces chaînes publiques donnerait à RFO vocation à devenir l’opérateur de cemultiplex n° 2.

2nd multiplex

En tout état de cause, le déploiement de ce deuxième multiplex « chaînes locales / chaînes
HD » devrait s’effectuer avant le 30 novembre 2011, date butoir fixée par la loi du 5 mars
2007 pour le passage au tout numérique.


lire tout le rapport sur le site du CSA

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